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Pour ce généathème d’octobre, je vais vous parler des fichiers mobiles

Un peu d’histoire :

L’administration de l’enregistrement a été créée à la Révolution afin de taxer les actes tels que les contrats de mariage, les actes sous seing privé, les déclaration de succession, les ventes,… Elle a pris la suite des bureaux de contrôle des actes qui existait sous l’Ancien Régime. Chacun des registres thématiques possédait sa propre table afin de retrouver facilement les actes. Ces tables étaient chronologiques, au sein de chaque lettre de l’alphabet. En 1865, ces tables sont supprimées (enfin en partie puisque les tables de succession restent quant à elles d’actualité) en vue d’être remplacées par le répertoire général.

Le répertoire général :

Ce répertoire est composé de cases. Chaque personne se voyait attribué une de ces cases, de façon chronologique. Y étaient listées les principales infos permettant de retrouver l’acte dans les différents registres. Mais avec le temps, ces registres ont été vite remplis et on créait des cases là où il y avait de la place. D’où l’utilité du fichier mobile.

Le fichier mobile :

C’est en quelque sorte une table, mais sous une forme différente. Nous sommes habitués aux registres, et bien là, nous avons de simples morceaux de papier, tel que celui-ci :

fichier mobile
Fichier mobile de François SECHER – AD49, 3 Q 11648

Dans les archives du Maine-et-Loire, les fichiers sont classés en deux catégories : les décédées et les morts-vivants.

La première contient toutes les fiches des personnes qui sont décédées avant la fermeture du bureau, la seconde les autres. Sur cette fiche, on voit que François SECHER est décédé le 9 avril 1924. Il habitait au Fuilet, canton de Montrevault. Le bureau de ce canton a été fermé en 1908 pour être rattaché à celui de Beaupréau. Son décès intervenant après la fermeture, sa fiche est donc dans le carton des morts-vivants.

La fiche de François :

Dans les fiches, on retrouve à minima le nom de la personne (bien sûr), sa profession, le nom de son conjoint et le numéro de sa case dans le répertoire général. Petit bonus : la date de décès si la déclaration de succession a été faite.

François habite donc au Fuilet où il est forgeron. Son épouse est  Marie CHIRON avec qui il aura une fille : mon arrière-grand-mère. Sa case est la 191ème du registre numéro 3. Ma prochaine étape sera donc d’aller consulter ce registre. Et le bonus, de taille parce que je ne l’avait pas : sa date de décès. J’apprends qu’il est décédé en 1924, soit 2 ans avant la naissance de sa petite-fille ( ma grand-mère au cas où vous ne suiviez plus). Et soulagement, je n’ai pas de dettes : la famille a bien payé la succession !

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